La forêt

C’est une forêt de mélèzes avec, tout au sommet à la limite des arbres, de magni ques pins d’Arolles.

Elle est très belle, mais elle n’a pas été exploitée pendant près d’un demi-siècle et, à certains endroits, de petits arbres ont poussé de manière très dense, prenant beaucoup de place sur les prés. Chaque année nous déboisons une petite parcelle pour nous chau er et pour retrouver, avec le temps, un pâturage boisé lumineux, riche en biodiversité.

 

Le jardin

Créé en 2014, il accueille les plantes nécessaires à la fabrication des produits cosmétiques et médicinaux.

Certaines, comme l’edelweiss ou le génépi, sont des plantes de haute montagne qui pourraient être cueillies dans les environs mais qui sont protégées. D’autres, comme la camomille matricaire, la mauve sylvestre, la mélisse, la menthe ou le souci des jardins ne sont pas tout à fait dans leur milieu, mais elles se plaisent bien dans une terre riche, un lieu très ensoleillé et un espace bien abrité.

Les plantes médicinales sont robustes et se prêtent bien à la culture même à 2’000 mètres d’altitude. Pour améliorer notre autonomie alimentaire, nous projetons de cultiver aussi des légumes sous une serre chau ée par l’énergie solaire.

À suivre…

 

Les fleurs sauvages

L’alpage o re une riche diversité de eurs et de plantes médicinales sauvages qui entrent déjà dans la composition des produits ou qui font courir l’imagination.

L’élégante achillée millefeuille pousse en abondance dans les prés, alors que l’arnica des montagnes se cache tout là-haut, au sommet de l’alpage à la limite des pierriers. L’imposante impératoire des Alpes, la panacée des Anniviards, se plaît à l’ombre de la forêt humide, et le thym serpolet dans la chaleur qui entoure les cailloux.

Mais tant d’autres encore, comme le tussilage, premier à percer dès la fonte des neiges, le rare pied-de-chat dioïque des pierriers secs et la discrète euphraise qui se montre à la n de l’été.

 

Les animaux

Cottier c’est avant tout un alpage qui accueille des vaches d’Hérens depuis des siècles. A la n du 19ème siècle il comptait environ 40 vaches, génisses et veaux, mais aussi quelques cochons qui se régalaient du petit-lait restant après la fabrication du fromage. Aujourd’hui, chaque été au mois de juin, les génisses et les veaux montent depuis le village de Mission, un peu plus bas dans la vallée, et restent jusqu’à la n septembre. Le rythme de l’inalpe et de la désalpe est retrouvé.

Nous avons aussi installé des ruches. L’apiculture à 2’000 mètres est une expérience qui exige patience et rigueur. Les abeilles se portent bien et arrivent à produire su samment de miel pour leurs propres besoins, mais elles ont peu à partager avec les apiculteurs gourmands. Nous avons donc décidé de porter les ruches en plaine pour l’hiver et le printemps, et de les remonter à l’arrivée des eurs sur l’alpage au mois de juin. C’est la transhumance des abeilles.

Six poules « appenzelloises huppées » nous permettent de manger de très bons œufs presque toute l’année. Elles sont originaires d’une autre région de montagne de Suisse, mais nous les avons choisies car elles résistent à des températures très basses et qu’elles font partie des espèces en voie de disparition que la Fondation prospecierara essaie de sauver. Elles sont aussi très belles !

Notre rêve : continuer à enrichir la diversité des animaux vivant sur l’alpage avec des ânes, complémentaires aux vaches dans l’entretien des prairies, et des chèvres des glaciers, une race locale, elle aussi en voie d’extinction.